Petit bonheur du jour estampillé L*Boudin

Transition

Petit bonheur du jour estampillé L*BOUDIN, son gradin marqueté toutes faces de bois de rose et d’ustensiles, tasse, théière, vases, etc sur fond de bois teinté ouvre par un rideau.

Il laisse découvrir à l’intérieur un petit tiroir et une étagère.

Sa tablette amovible est marqueté de vases et d’un nécessaire à écrire sur fond de bois de rose et bois teinté. il laisse découvrir un cuir gainé au petit fer.

Sa ceinture marquetée toutes faces à la reine et ouvre en façade par un tiroir.

Ce meuble repose sur quatre pieds cambrés reliés par une tablette d’entrejambe marquetée de vases et d’un pot de fleurs sur fond de bois de rose et de bois teinté encadrée de baguettes en bois de rose.

Entrées de serrure et sabots en bronze doré.

Travail d’époque Transition estampillé L*Boudin (1735-1807), maître le 4 mars 1761.

La marqueterie a probablement été réalisé par Charles Topino, maître en 1773.

En effet, « en 1772, [L. Boudin] tout en poursuivant son activité d’ébéniste il ouvre son propore magasin de vente rue Fromenteau, dans le quartier du Palais Royal. Cinq ans plus tard, il se transporte au cloître Saint Germain-l’Auxerrois.

A son tour, Léonard Boudin fait travailler plusieurs confrères dont Topino, Denizot, Evald, Gilbert. Il vend « toutes espèces de meubles dans le dernier goût, des bronzes, des lustres, des curiosités exotiques ». Il est à peu près certain qu’il abandonne progressivement ses propres fabrications pour proposer à sa clientèle les productions de ses confrères. Utilisant ainsi les produits de ses « sous traitants », il lui arrive fréquemment d’apposer son estampille à coté de la leur. Et très souvent, cette dernière fait défaut, si bien que la seule estampille de Boudin figure sur des meubles dont il n’est pas l’auteur. […]Le livre de commandes [de Charles Topino] mentionne des livraisons à Boudin de 1772 à 1775″

In P. Kjellberg, Le mobilier français du XVIIIe siècle, Paris, 1989, p. 94

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